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Pourquoi les commerçants ne doivent pas avoir peur d’internet

Punch-computer

L’étude récente menée par l’institut BVA permet de se rendre compte du décalage entre les attentes des consommateurs et la perception des commerçants.

Internet capte-t-il la croissance du commerce en France ?

Tout d’abord quelques chiffres, il faut savoir qu’en 2012, les achats en ligne ont augmenté de 19%, tandis que les achats en boutique ont baissé de 2%, c’est un fait.

Parallèlement à cela, 40% des commerçants interrogés dans le cadre de l’étude estiment que le e-commerce représente une menace pour leur business (cette perception varie selon le secteur d’activité).

En complément à ce chiffre, 48% des commerçants ont ressenti l’impact de l’e-commerce sur leur développement, qui se matérialise ainsi :

  • 28 % : baisse de fréquentation et du chiffre d’affaires
  • 19 % ont bénéficié du canal internet
  • 4% ont vu leur fréquentation augmenter malgré un chiffre d’affaires en baisse (effet showrooming)

En somme, la vente en ligne progresse alors que les vents physiques baissent, les commerçants sont conscients de ce changement mais sont encore trop peu nombreux à opérer un changement dans leur stratégie de vente et leur positionnement.

 

Le numérique reste peu exploité dans la communication des commerces de proximité.

Malgré les nouvelles techniques de communication qu’offrent les supports numériques aujourd’hui, celles-ci restent minoritaires dans la communication des commerces de proximité.

Part du digital dans le budget des commerçants

52% consacrent des commerçants consacrent moins de la moitié de leur budget de communication au digital, voir n’en utilisent pas du tout.

Lorsque le commerçant utilise le digital dans sa communication, il utilise principalement un site Internet (43%), viennent ensuite le référencement sur des annuaires (39%), l’achat de publicité en ligne (20%), la communication sur les réseaux sociaux (17%) et enfin l’animation d’un blog (10%).

Le seul inconvénient inhérent à cette façon de communiquer : le consommateur doit connaitre le point de vente pour pouvoir le rechercher sur le web.

 

Décalage entre la perception des commerçants et les attentes des consommateurs.

Le décalage se ressent dans l’écart entre le comportement des consommateurs et ce que proposent les commerçants.

En ce qui concerne le phénomène Web-to-Store, 78% des consommateurs ont déjà adopté un comportement « ROPO », c’est-à-dire qu’ils s’informent sur Internet avant d’aller finaliser leur achat en magasin.

Malgré cette forte tendance comportementale, seulement 28% des commerçants sont intéressés par l’implémentation d’une stratégie web-to-store dans leur business.

Voir, toucher, essayer le produit est la principale motivation des clients pour acheter auprès d’un commerçant (61%), et non le relationnel avec le commerçant comme celui-ci le pense (47%). C’est la base même du comportement ROPO : le client s’informe en ligne sur le produit, le géo localise, puis va en magasin pour valider son choix et l’acheter. Il devient stratégique pour le commerçant de proximité d’être visible lors de cette recherche en amont de l’achat.

Face à des consommateurs déjà fortement engagés dans des habitudes de consommation cross-canal, une grande partie des commerçants n’a pas encore saisi l’ampleur et la profondeur avec laquelle le ROPO est ancré chez le consommateur.

Le Web-to-Store est un levier stratégique qui peut être un dopant phénoménal pour l’activité des commerçants de proximité, une prise de conscience est donc vitale.

Les premiers à s’investir dans cette nouvelle démarche en tireront de grands avantages en termes de notoriété, de chiffre d’affaires supplémentaire et de trafic, il est temps de prendre le train pendant qu’il est en marche !

Réponses à “Pourquoi les commerçants ne doivent pas avoir peur d’internet

  1. […] Une étude récente permet de se rendre compte du décalage entre les attentes des consommateurs et la perception des commerçants.  […]

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