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Consommateur 2.0 : mythe ou réalité ?

consommateur 2.0

De partout on entend de plus en plus parler du consommateur 2.0. Se présentant comme une mise à jour du consommateur que nous étions hier, il se veut ultra connecté et réactif aux marques et produits. Du passage de consommateur passif à proactif s’est développé le terme de consommateur 2.0.

Aujourd’hui, avec l’avènement des nouvelles technologies et toujours plus d’interconnexion et de partage d’idées, le consommateur est devenu proactif, si ce n’est dire « conso ’acteur ». Il n’est plus ce consommateur assis devant sa télé attendant les nouveaux produits proposés par les marques; nouveaux produits qui se voulaient répondre à ses besoins. Qui donc n’a jamais utilisé son téléphone, ordinateur ou tablette pour consulter les horaires d’ouverture d’un magasin ou consulter les avis sur un produit ?

La seule chose qui a changé n’est pas le consommateur mais l’environnement dans lequel il évolue

Utiliser son téléphone avant d’acheter ne veut pas dire être une amélioration ou mise à jour du consommateur que nous étions hier. Le consommateur est toujours aussi classique dans son mode d’achat cherchant les bons plans et réductions, criant haut et fort ses mauvaises expériences et faisant d’autant plus la louange de ses bonnes expériences. La seule chose qui a changé c’est qu’aujourd’hui, tout le monde sait où trouver les arnaques et les réductions.

Le consommateur 2.0 n’est rien d‘autre qu’un consommateur classique se servant des nouvelles technologies…

… pour savoir si un produit est disponible ou si son magasin préféré est ouvert par exemple. Comme le montre cette infographie de L’observatoire Cetelem réalisé en 2013, la majorité des personnes sondées dans 12 pays d’Europe préfèrent toujours et encore réaliser un achat en magasin plutôt que sur internet.

Habitudes achat consommateurs

Les nouvelles technologies permettent un partage mondial de tout. Les marques n’ont plus le monopole des communications et ne peuvent plus décider où et quand communiquer. Maintenant, le pouvoir est au consommateur. Il se permet sans aucune retenu de dire ce qu’il veut ou non et surtout ce qu’il n’aime pas. Comme l’écrit Antoine Dupuquoy dans Le paradoxe du consommateur 2.0, une bonne expérience sera partagée en moyenne 3 fois. A l’inverse, une mauvaise sera partagée 11 fois.

 

Le consommateur 2.0 n’est ni un mythe ni une réalité ; c’est une nouvelle vision du consommateur. Si internet n’existait pas alors qui sait, peut-être que les avis et expériences seraient partagés dans les gazettes du jour et non plus sur la toile.

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